La Cocotte, le Gourdiflot et la Buse

Juste pour le fun, histoire de rire un peu… Une petite contine des troubadours à la Cour des Comtes de Provence en l’an 841 ! Traduite et arrangée à la mode de maintenant par le Guyr. Catelin Renarth.

Une poule, sur un mur, tout de pierres piquées, fredonnait.

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Un rat des champs, sur un chemin cabotant le mur, lui demanda :

  • Dis-moi, Cocotte, sur ce mur, que fais-tu ?

La frivole, leva la tête, dévisagea le rat bêtement, lui répondit :

  • Tu le vois bien, sur ce mur, tout de pierres piquées, je chante.

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Une buse, dans un arbre,  tout de bois vermoulu, somnolait.

Le mulot, sur le chemin bordant l’arbre, lui demanda :

  • Dis-moi, belle busarde, sur cet arbre, que fais-tu ?

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Le rapace, inclina la tête, observa le mulot simplement, lui répondit :

  • Tu es benêt, le mulot ! Sur cet arbre, tout de bois vermoulu, je guette mes repas.

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Le mulot, plus bête qu’un âne, se frotta le dos, lui demanda :

  • Ah ! Bien ! Et combien t’en faut-il de repas, pour être rassasié ?

La buse, sur la branche, s’étira, lui rétorqua :

  • Devine !

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Moralité. Il n’est point nécessaire d’être un âne pour être croqué par une buse. Un gourdiflot, charmé par le chant d’une cocotte, l’est sans détour. Le benêt !

* Gourdiflot en vieux français signifie bêta, niais, ballot, benêt.

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Picoti-Picota ou l’Histoire d’une Poule Solognote – N°8 et FIN

Enfin ! La voici la fin Picoti-Picota, épilogue tant attendu ! Petit récapitulatif rapide : 

Une poule, jeune de son état, nullement maîtresse de sa destinée, arrive dans un poulailler en Sologne : chez Germaine, baronne de La Shaussey aux Moynes, et ci-devant citoyenne de la Sologne blaisoise. Notre poulette, toute contente de se trouver dans ce poulailler modèle, découvre avec horreur qu’elle a une obligation : pondre un œuf par jour, ce qu’elle ne parvient pas à faire. Cet œuf, ajouté à ceux des onze autres poules, doit servir à confectionner un lait de poule pour « guérir » Gaston, l’âne du domaine, déclaré « malade » par la maîtresse des lieux.  Cette dernière, jugeant la poulette malade, décide de l’emmener dans sa maison pour la relooker à la mode. C’est la consternation dans le poulailler. Les autres poules, alliées à différents syndicats de volaille, se mettent en grève pour protester contre les fantaisies nourricières de leur maîtresse. Toute la presse se déchaîne, solidaire de ces animaux victimes de la folie de leur maîtresse. 

Tous, vous vous demandez comment notre brave poulette va se sortir de cette situation épique. Mais, souvenez-vous : ‘’Méfiez-vous des poulettes bafouées, elles sont capables de tout, du pire comme du meilleur… Gare à vos plumes !’’. Vous êtes prêts ? Bien, allons-y ! Et vous, visiteurs de passage, pour apprécier le mordant de cette fable, reportez-vous aux précédents épisodes (N°1 à N°7). Bonne lecture. Catelin Renarth.

 ♥

Durant onze jours, aucune poule ne pondit un œuf ! Rien ! Même pas un œuf cassé, rien, je vous dis ! La Germaine était en colère. Pas un œuf ! Comment allait-elle faire le lait de poule pour guérir son âne ? Pauvre Gaston qui attendait son remède miracle !

Mais ? Mais … Le douzième jour …

  • Côôôôôôt ! Côôôôôôôôôôôôt !  Côôôôôôôôôôôôôôôôôôt !
  • Que se passe-t-il, demanda le vieux coq ? Qui chante ainsi ?
  • C’est la jeunette, répondirent toutes les poules. Venez voir, c’est incroyable ! Mais, venez voir, qu’on vous dit ! De mémoire de poules, on n’a jamais vu ça.
  • Quoi donc ? Que lui arrive t’il, répliquèrent les deux coqs ?

Les cris de la poulette, étant tellement forts, avaient averti la Germaine qu’un événement extraordinaire avait eu lieu. Elle pénétra dans le poulailler, bouscula les coqs, et, ce qu’elle vit la cloua de stupeur. Tous les nids étaient vides, sauf un : celui de la poulette qui n’arrêtait pas de chanter ! Côôôôôôt ! Côôôôôôôôôôôôt !  Côôôôôôôôôôôôôôôôôôt ! La Germaine s’approcha, souleva la poulette et… découvrit douze œufs !

Mais ? Mais … Mais, quels œufs !

Ils étaient de toutes les couleurs, des bleus, des verts, des rouges, des jaunes, des violets, des bariolés, des chamarrés, des bigarrés… Toute heureuse de cette ponte miraculeuse, la Germaine la prit, félicita la poulette et s’en alla préparer le lait de poule pour guérir son bourricot. Bourricot, qui entre nous soit dit, n’était pas plus malade que vous et moi. Curieux de voir ce qu’elle allait lui préparer, l’âne passa la tête par la fenêtre de la cuisine, et regarda. Germaine mit dans une grande casserole du lait, beaucoup de lait ; de la crème, beaucoup de crème ; du sucre, beaucoup de sucre ; de la muscade, un peu, juste assez ; de la gnole, beaucoup, enfin, juste ce qu’il faut ; et… cassa le premier œuf.

Plof ! Une bulle de savon s’envola, se posa sur le nez de la Germaine et explosa : ploc ! Elle cassa le second. Re-plof ! Une deuxième bulle de savon s’envola, explosa sur le nez de la baronne : re-ploc ! Et ainsi de suite pour les dix autres œufs : plof ! ploc ! plof ! ploc ! plof ! ploc ! plof ! ploc ! plof ! ploc ! plof ! ploc ! plof ! ploc !… Chaque fois qu’une bulle de savon explosait sur le nez de la Germaine, un contenu visqueux et multicolore se répandait sur son visage : du bleu, du vert, du rouge, du jaune, du violet, du bariolé, du chamarré, du bigarré…

Gaston l’âne se mit à braire, mais à braire, à braire, à braire… Dans toute la Sologne, on n’avait entendu pareil hi-han, ni jamais vu un âne qui pleurait de rire à en mourir. Et, il riait, il riait ! Et, il pleurait, il pleurait !…

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Ainsi mourût Gaston, l’âne de Provence exilé en Sologne. Pauvre âne qui ne se méfiât jamais des poules et des bourgeoises.

Dicton solognot :

Qui pond douze œufs tue un âne, mais hélas, ne tue pas la connerie des bourgeoises.

Aussi, méfiez-vous si une bourgeoise vous fait rire avec son air cocotte !

Côôôôôôôôôôôôôôôôôôt ! – FIN !

Picoti-Picota ou l’Histoire d’une Poule Solognote – N°1

Un soir d’avril, j’appelle le Guyr.

  • Un dimanche de mai, nous devons aller voir ma mère à Romorantin-Lanthenay. Nous nous sommes dit que nous passerions passer te voir le samedi. Tu serais dispo un week-end plus qu’un autre ?
  • Peu importe, je suis là en mai, me répond-il. Votre lit sera prêt. Et puis, tu verras, dans le bled à côté, il y a un petit resto sympathique. Ça va vous changer de la tambouille conjugale !

En arrivant, nous fûmes accueillis par la petite Cantate. Cela faisait un peu moins de deux mois qu’il l’avait recueillie. Regardant mon ami, tout en caressant sa chienne, je m’aperçus qu’il avait retrouvé un peu de tonus. Il venait de vivre une période difficile : hôpital, paralysie partielle, moral en baisse. Depuis cette hospitalisation, il ne se déplaçait qu’avec une canne, en prétextant qu’il en avait besoin pour suivre Cantate qui était pleine de fougue. En buvant l’apéritif, il nous tendit un cahier en nous demandant de lui donner notre avis sur ce qu’il avait commencé d’écrire. Au bout de quelques lignes, je commençais à rire.

  • Dis-donc, ça sent le vécu ton truc. Tu as vu ça dans le coin ?
  • Chut ! Ne dis rien, sinon, je vais me faire mal voir dans la région. Ça vous plait ?
  • Tu parles, lui répondit mon épouse ! Il y avait bien longtemps que tu ne nous avais pas faire rire comme ça. La fin, c’est comment ?
  • Aucune idée. J’écris au fur et à mesure que des idées me viennent en tête. Je verrai bien, c’est ça qui est amusant.

Cette histoire, que je vais vous présenter en plusieurs épisodes, a suscité un enthousiasme délirant sur son premier blog le Creux du Sac. Tenez-vous bien, rien que pour les aventures de cette poule solognote, les internautes ont cliqué sur son blog plus d’un millier de fois ! De tous les contes qu’il a mis en ligne, c’est celui qui a eu le plus de succès ! Je me souviens que quand il traînait un peu trop pour faire paraître un nouvel épisode, il me disait recevoir des e-mails réclamant la suite !

Pour votre bon plaisir, voici ‘’Picoti-Picota ou l’histoire d’une poule solognote’’. Catelin Renarth.

Une poule, nullement maîtresse de sa destinée, eut la mauvaise aventure de naître en notre bon pays solognot, entre la Loire  et le Cher.

  • Côôt, côôt, dit-elle, quel charmant pays que celui-ci ! Il y a là de quoi picorer, des grains de sable, de la bonne herbe et du bon grain que nous donnent les bourgeois de par-là.
  • Çà, pour sur, c’est pas le grain qui manque, y sont pas regardant à la dépense les maîtres, lui rétorqua une vieille poule.
  • Et puis, lui dit une autre commère,  ici, pas de mort violente, la maîtresse interdit de tuer les poules.
  • Çà, pour sur, vaut mieux être poule que coq, parce que là, gare à la casserole…
  • Côôt,  côôt, déclara la jeunette, voilà qui me plait : un bon poulailler, des coqs fiers et forts, des poussins, une famille sans famine, un retraite heureuse, je vais me plaire ici.
  • Ouais, lui répondit un coq, à une condition, que tu travailles !
  • Que je travaille ? Que faut-il faire ?
  • Des œufs, beaucoup d’œufs, lui jetèrent au visage toutes les volailles du poulailler. Des œufs le lundi, le mardi, le mercredi, le jeudi, le vendredi, le samedi, et même le dimanche. Sept jours sur sept, tous les jours de l’année, jusqu’à ton dernier souffle !
  • Des œufs ! Mais, je n’en ai jamais fait, je suis si jeune.
  • Ben, tu as intérêt à apprendre vite, très vite…
  • Et puis, il faut qu’ils soient gros et bien remplis…
  • Oui, tu as intérêt à te mettre au travail de suite, sinon…
  • Sinon quoi, demanda la poulette ?
  • Sinon, ce sera l’enfer !

Terrorisée, notre poule se mit dare-dare à l’ouvrage, picorant par-ci, picotant par-là, faisant du charme aux coqs, traînant paille et duvet pour se faire un petit nid douillet… Un jour passa. Rien, pas d’œuf ! Puis deux, trois. Toujours rien.

  • Et bien, lui dit le vieux coq, cet œuf, tu nous le fais quand ? Ce n’est pas bien sorcier, ni fatiguant.
  • Laisses-la tranquille, lui dit une commère. Elle débute. Moi, je me souviens qu’il m’avait fallu cinq jours. Et en hiver, encore en plus ! La terre était enneigée, impossible de trouver le moindre grain de sable. L’eau était gelée. Ah ! Il m’en avait fallu du courage.
  • Oui, rétorqua une rouquine, vous les coqs, à part faire les fiers, vous n’y comprenez rien. Ah, il fait bon de nous casser les oreilles tous les matins au lever du soleil, alors que vous ne savez pas faire un œuf !
  • Bon, bon, ça va. Fermez là un peu les radoteuses. Elle n’a qu’à mettre un peu de bonne volonté, c’est tout ! De toute manière, tu dois y arriver, sinon gare, la patronne…
  • Quoi, quoi, la patronne, bafouilla la jeunette ?
  • La patronne ? Si tu ne fais pas d’œuf, elle va t’apprendre ! Et là, ma poulette, je te plains …

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Germaine était connue dans tout le canton pour ses fantaisies médicales. A ces yeux, il fallait que les animaux mangent beaucoup et ne soient pas « malades ». Elle les gavait de nourritures variées, des plus farfelues. Les poules ne devraient pas manger pas du homard et du crabe ? Et pourquoi donc, je vous prie ? Leurs carapaces étaient remplies de calcaire, le dit calcaire servait à produire la coquille des œufs. Donc, les poules devaient manger du homard et du crabe ! Et les chiens ! Hein les chiens, vous ne savez pas que pour leurs santés fragiles, il leur fallait du baba au rhum ? Hein, que vous ne le saviez pas ! Les grands navigateurs trimardeurs buvaient du rhum en criant leur chant de pirates. Comme les chiens vagabondaient dans leur champ, il leur fallait du rhum, un point c’est tout ! Et les chats ? Germaine n’aimait pas les chats. Pourquoi donc ? Parce qu’un chat, ça n’obéit pas, ça n’en fait qu’à sa tête … Et, chez elle, elle seule avait le droit de faire ce qu’elle voulait. Les autres, eux, n’avaient qu’à obéir, un point c’est tout ! Donc, les chats étaient nourris d’une purée de foie de porc et de Bacopa. Elle avait lu chez son docteur que cette plante servait à traiter les troubles mentaux.  Germaine partait du principe que tous les chats étaient malades de la tête! Donc, Bacopa obligatoire pour les chats, minettes comprises ! Et les lapins ? Germaine adoraient les lapins. Pour leur fourrure. Mais Germaine avait une bronchite chronique, bronchite qui s’amplifiait quand elle les caressait. Toujours chez son médecin, elle avait lu que l’on soignait cette maladie par les plantes. Alors, oui alors ? Les lapins ne mangeaient que de l’eucalyptus, du millepertuis, des bourgeons de pin et des fleurs de soucis. Elles les trouvaient maigrichons, mais bientôt, ils iraient mieux ! C’était certain, elle, Germaine, elle en était convaincue …

Et puis, il y avait le Gaston. Quel tracas, elle avait pour lui ! Gaston était un brave âne grisonnant, un peu vieux, un peu têtu, ânonnant de sa voix rauque dès qu’il voyait passer un corbeau. Oh, il n’était pas méchant le Gaston ! Non, juste un peu imbu de sa personnalité. Après tout, n’était-il pas le seul mâle costaud de la maisonnée ? Pour bien faire voir qui était le maître ici, Gaston passait son temps à grignoter les fleurs de Germaine, avec une prédilection pour les hortensias, ce qui aux yeux de sa maîtresse le rendait malade.  Germaine avait une qualité. Elle avait beaucoup de mémoire et se souvenait que sa grand-mère lui donnait du lait de poule quand elle était malade. Donc, elle décida que Gaston boirait du lait de poule tous les matins ! Ben quoi ? Ça vous parait idiot ?  Les chiens mangeaient bien du baba au rhum. Pourquoi les ânes n’auraient pas droit au lait de poule ? Hein, je vous le demande ! Et puis, ça lui paraissait normal. Le cheval blanc du bon roi Henri, vous savez celui qui a inventé la poule au pot, ce brave cheval se nommait Lait de Poule, et Gaston avait un poil presque blanc. Donc, du lait de poule devrait le guérir.

Mais voilà, pour faire du lait de poule, il faut du lait, beaucoup de lait. Et de la crème, beaucoup de crème. Et du sucre, beaucoup de sucre. Et de la muscade, un peu, juste assez. Et de la gnole, pour un âne, oui, il en faut beaucoup, enfin, juste ce qu’il faut. Et des œufs, beaucoup d’œufs. Combien ? Douze par jour. Vous avez compris, c’est obligatoire. Douze par jour. Pourquoi ? Parce que c’est Germaine qui a décidé qu’il en fallait douze. Pas onze, parce que ça ne veut rien dire. Ni treize, car ça porte malheur. Non, douze, on vous a dit, donc, ce sera douze, un point c’est tout !

Et là, en ce moment, les poules n’en faisaient qu’onze. Germaine ne pouvait pas soigner Gaston !

A suivre…

L’Italien – Vie de Malyse, N°2

Je viens trouver une note du Guyr sur une soirée chez Marie-Lyse. Voici un extrait sans commentaire. Je vous laisse savourer. Catelin Renarth.

 

Tout est primordial, je dois tout marquer pour ne rien oublier ! Ah, l’Italien ! Quelle soirée ! Je ne l’avais jamais vue ainsi. Malyse était irréelle, dansant, fredonnant, virevoltant autour de mon fauteuil, me passant la main dans les cheveux, m’effleurant la jambe, se courbant devant moi, m’éblouissant de son merveilleux sourire, me couvant de son regard d’émeraude…

– Imaginez, Guyrault ! Moi, là-bas, perdue au milieu des bois de la Chartreuse, prenant par la main le petit T’Tienne, l’emportant dans une farandole insensée, pendant que le Joannés chantait, les yeux rivés sur la Minaude, l’Italien ! Vous souvenez-vous du beau Serge ? Non ! Pas Gainsbourg, l’autre ! Le Reggiani ! Le Joannés était italien, le Joannès connaissait sa chanson par cœur. Sa voix était grave, flottant par dessus les flammes, les domptant, pendant que le T’Tienne se tordait dans tous les sens, me tirant le bras pour l’accompagner dans une frénésie connue de lui seul. Pauvre enfant, déficient mental qui puisait une jouissance extrême dans cette chanson… J’ai haïs cette chanson, mais ô combien je l’ai aimée quand elle transportait le petit T’Tienne dans un univers connu de lui seul. Dehors, le tas de fumier avachi devant la porte était gelé. La veille, l’âne était mort, saisi par le moins 20° de la nuit précédente. Ce soir-là, la Minaude avait dit à son homme : « Te, lo Joannés, fa no dansé, fau que lo petio so rechofe, i gelé.  Vo y, chant’ no l’italo. »

Ce soir-là, Malyse n’était pas dans son appartement de Caluire, mais là-bas, dans la ferme aux renards. Elle avait ôté ses souliers, changé sa tenue de ville pour enfiler un vieux pantalon usé et un pull-over rapiécé de toutes parts. Son abondante chevelure, soyeuse, contrastait avec sa tenue déguenillée…

– Imaginez, Guyrault ! Moi, là-bas, perdue au milieu des bois de la Chartreuse. Dehors, la neige recouvre tout. Ce matin, le Joannés a mesuré 80 cm d’épaisseur dans la cour. Dehors, derrière la maison, un tas insolite. L’âne, étendu, raide sous la neige, écoute cette drôle oraison funèbre, son oraison funèbre, celle de l’Italien !